image entête

J AFR CHIR DIGEST 2021; VOL 21(1) : 3355 – 3359

HERNIE D’AMYAND À GAUCHE, UN TYPE DE HERNIE PEU COMMUNE : À PROPOS DE 4 CAS

LEFT SIDED AMYAND’S HERNIA AN UNUSUAL TYPE OF HERNIA: ABOUT 4 CASES

SNO GANAME1, WT TAPSOBA2, B NEYA2, O ZAMPOU2, J KONVOLBO, K THIOMBIANO2, Y TRAORÉ1, L OUÉDRAOGO2, PH ZONGO, I OUÉDRAOGO2, E BANDRE1

1 Service de chirurgie pédiatrique du CHU Sanon Souro de Bobo Dioulasso /Burkina Faso
2 Service de chirurgie pédiatrique du CHU pédiatrique Charles de Gaulle de Ouagadougou /Burkina Faso

Auteur correspondant:
GANAME Saïd Nahl Oumar, chirurgien pédiatre au CHU Sanou Souro de Bobo Dioulasso /Burkina Faso
Mail : ganamesnoumar@yahoo.fr Tel : 0022676631056 0022651650102

 

INTRODUCTION
La hernie d’Amyand est la présence dans un sac herniaire d’un appendice sain ou pathologique 1. C’est un type rare de hernie inguinale ou crurale 2, 3. Sa localisation à gauche est exceptionnelle et est appelée « left Amyand » par les angloxasons 4, 5.
Sa survenue est favorisée par une anomalies anatomique préexistante telle que : un caecum très mobile, un situs invertus, une malrotation intestinale ou un appendice exceptionnellement long 5, 6 ,7, 8. Le tableau clinique n’est pas typique, le diagnostic est très souvent peropératoire et le traitement chirurgical n’est pas codifié 9. L’objectif de cette étude est de partager notre expérience sur la prise en charge de cette pathologie rare, à travers la description de ses aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques.

OBSERVATIONS DE CAS
Cas 1
OM nourrisson âgé de 2 ans, sexe masculine, référé d’un centre de santé périphérique pour tuméfaction inguino-scrotale gauche douloureuse. Cette tumefaction inguino-scrotale etait associée à des vomissements d’abord alimentaires puis secondairement bilieux evoluant depuis 24 heures. Il n’a pas d’antécédent pathologique particulier. L’examen clinique a permi de trouver : un bon état général, des conjonctives moyennement colorées, un bon état de nutrition et d’hydratation, une température à 37°C. L’examen physique a permis de trouver un abdomen augmenté de volume, non douloureux à la palpation, souple dépressible, sans masse perceptible et tympanique à la percussion avec présence de bruits hydro-aériques à l’auscultation. On trouvait également une tuméfaction inguino-scrotale douloureuse, non impulsive, non expansive, mesurant 7 cm de grand axe, irréductible, tympanique avec un silence à l’auscultation et non transilluminable. Le toucher rectal était sans particularité. Le diagnostic de hernie inguino-scrotale gauche étranglée a été posé. Le bilan biologique a objectivé une anémie microcytaire hypochrome à 10,7g/dl A l’hémogramme, un groupe sanguin B rhesus positif et un bilan rénal normal. Une indication de traitement chirurgical a été décidée. Par un abord au pli abdominal inférieur gauche, nous avons trouvé le caecum et l’appendice d’aspect normal dans le sac herniaire, permettant de retenir le diagnostic de la hernie d’Amyand gauche (figure 1). Nous avons effectué une appendicectomie, une réintégration des anses et une fermeture du canal péritonéo-vaginal. L’échographie abdominale réalisée en post opératoire n’a pas retrouvé un situs invertus ni une malrotation intestinale. L’évolution a été favorable marquée par une cicatrisation de la plaie en 8 jours, une absence de récidive de la hernie inguino scrotale et un transit normal avec un recul de 8 mois.

Cas 2
TY nourrisson de 10 mois, sexe masculin, référé d’un centre de santé périphérique pour tuméfaction inguino-scrotale gauche douloureuse. Le début des symptomes remonterait à 12 heures par l’apparition d’une tuméfaction inguino-scrotale gauche irréductible et douloureuse sans vomissement dans un contexte apyrétique. Il n’a pas d’antécédent pathologique particulier. L’examen général a permis de trouver : un assez bon état général, des conjonctives colorées, un bon état de nutrition et d’hydratation, une température à 37°C. L’examen physique a permis de trouver : un abdomen de volume normal, souple depressible avec sonorité normale, des bruits hydro-aériques à l’auscultation et une tuméfaction inguino-scrotale douloureuse, irréductible non transilluminable. Nous avons donc posé le diagnostic de hernie inguino-scrotale gauche étranglée. Le bilan biologique a ramené un ionogramme normal, la fonction rénale n’était pas perturbée et à l’hémogramme on notait une anémie normochrome microcytaire à 9,8g/dl. Le patient a été admis par la suite au bloc opératoire, pour une prise en charge chirurgicale de sa hernie. A l’ouverture après un abord inguinal, le contenu du sac était le caecum et l’appendice qui était d’aspect normal, constituant ainsi la hernie d’Amyand à gauche (figure 2). Une appendicectomie puis une réintégration des anses et une fermeture du canal péritonéo-vaginal gauche ont été effectuées. Le patient est sorti au deuxième jours d’hospitalisation. L’échographie à la recherche d’anomalie associée telle qu’une malrotation intestinale ou un situs inversus, est revenue normale.
L’évolution a été marquée par une bonne cicatrisation de la plaie opératoire, une absence de récidive de la hernie inguinale et un transit normal sur un recul de 7 mois.

Cas 3
KO nourrisson de 46 jours, sexe masculin, résident avec ses parents à Ouagadougou, a présenté une tuméfaction inguino-scrotale gauche constatée lors des pleurs depuis la naissance. Cette tuméfaction était devenue douloureuse associée à des pleurs incessants depuis 12 heures environ motivant l’admission aux urgences chirurgicales de notre service pour une prise en charge. L’enfant est issu d’une grossesse ménée avant terme et l’accouchement était survenue à 34 semaines d’aménorrhée. L’examen général a permis de trouver : un bon état général, des conjonctives pâles anictériques ; une fréquence cardiaque à 132 battements/ min, une fréquence respiratoire à 40 cycles/ min , un poids= 3 kg et une taille= 53cm. L’examen physique a permis de trouver : un abdomen non augmenté de volume, souple et dépressible, une tuméfaction ombilicale avec un collet de 10 mm environ de diamètre, une tuméfaction inguino-scrotale douloureuse, non impulsive, irréductible, non transilluminable et un toucher rectal sans particularité. Nous avons retenu le diagnostic de hernie inguino-scrotale gauche étranglée et de hernie ombilicale non compliquée. Le bilan préopératoire a permis de trouver une anémie normochrome normocytaire à 7,7g/dl. L’ionogramme et la fonction rénale étaient normaux. Le groupe sanguin était O positif, un bilan de la crase sanguine fait de TP-TCA est revenu normal.
Une transfusion de 109 cc de concentré de globules rouges, un traitement antalgique avec du paracétamol injectable et une antibioprophylaxie avec de la ceftriaxone ont été fait. Le patient a été abordé par voie inguinale. Le contenu du sac à l’ouverture était le caecum et l’appendice d’aspect sains permettant de conclure à une hernie d’Amyand à gauche comme on le voit sur figure 3. Nous avons fait une appendicectomie, une réintégration du caecum et une fermeture du canal péritonéo-vaginal. Dans un deuxième temps opératoire nous avons fait une cure de la hernie ombilicale. La sortie du patient a été effectuée après 48 heures d’hospitalisation. L’echographie abdominale faite en postoperatoire n’a pas permis de trouver un situs inversus, ni une malrotation intestinale. Les suites opératoires étaient simples, sur un recul de 8 mois.

Cas 4
Il n’y avait pas une image peropératoire de ce cas. Cependant l’adresse, le dossier médical et le compte rendu opératoire étant disponibles nous avons pu rapporter ce cas de façon exhaustive.
SJ un nourrisson de 10 mois, sexe masculin, résident avec ses parents dans une ville voisine. Il a été admis aux urgences chirurgicales de notre centre de santé pour tuméfaction ombilicale et une tuméfaction inguino-scrotale gauche douloureuse associée à des vomissements d’abord alimentaires puis secondairement bilieux dans un contexte apyrétique et évoluant depuis 24 heures. Il n’a pas d’antécédent pathologique particulier. L’examen clinique a permis de trouver : un bon état général, des conjonctives colorées, un bon état de nutrition et d’hydratation, une température : 37°2C ; une fréquence cardiaque à 120 battements/min, une fréquence respiratoire à 32 cycles/min, poids= 9 kg. L’examen physique a permis de trouver : un abdomen non augmenté de volume avec une paroi souple dépressible, sonorité normale à la percussion, tuméfaction ombilicale réductible non douloureuse avec un collet de 15 mm de diamètre, une tuméfaction inguino-scrotale douloureuse, non impulsive, non expansive, irréductible et non transilluminale. Le toucher rectal est sans particularité. Le diagnostic de hernie inguino-scrotale gauche étranglée et une hernie ombilicale non compliquée a été posé. Le bilan de retentissement notamment l’ionogramme est revenu normal. Le bilan préopératoire également est revenu normal avec un taux d’hémoglobine = 13g/dl, un groupe sanguin AB rhésus négatif et un bilan de la crase sanguine normal. Nous avons indiqué une prise en charge chirurgicale de sa hernie et le traitement du contenu du sac se fera en fonction de sa vitalité. L’abord a été fait au niveau du pli abdominal inférieur gauche. L’exploration en peropératoire a permis de trouver dans le sac hernaire, le caecum et de l’appendice sains, permettant de conclure à une hernie d’Amyand à gauche. Il a donc eu une appendicectomie, une réintégration du caecum et une fermeture du canal péritonéo-vaginal gauche. Dans un deuxième temps une cure de la hernie ombilicale a été réalisée. La sortie du patient a été effectuée après 48 heures d’hospitalisation. L’évolution a été favorable avec des suites operatoires simples sur un recul de 6 mois. L’échographie abdominale réalisée en post opératoire n’a pas retrouvé un situs invertus, ni une malrotation intestinale.

DISCUSSION
Notre étude présente des limites liées à la non réalisation de l’examen anatomopathologique de des appendices reséqués bien que l’aspect macroscopique était sain. Cependant une série de 4 cas de hernie d’Amyand à gauche est une des séries les plus importante de la littérature 6.
La hernie d’Amyand se définit par la présence dans un sac herniaire d’un appendice sain ou pathologique 1, 6. Elle est très rare et représente 1% des hernies inguinales 2, 3. Le côté droit de la hernie inguinale ou crurale représente la quasi-totalité des hernies d’Amyand 10, 11. Ceci est lié à la position anatomique normale de l’appendice qui est la fosse iliaque droite donc proche du canal inguinal droit ou de l’orifice herniaire crural droit. La survenue de la hernie d’Amyand à gauche est extrêmes rare 12, 13. La hernie d’Amyand à gauche est favorisée par des anomalies anatomiques préexistant telles que : un caecum mobile, une malrotation intestinale, un situs invertus ou un appendice exceptionnellement long 6, 7, 8, 14,15, 16. Ces anomalies, associées à une persistance du canal péritoneo-vaginal gauche, facilitent l’engagement de l’appendice et ou du caecum dans le canal péritonéo-vaginal pour enfin se loger dans le sac herniaire inguinal gauche chez l’enfant. Dans notre série tous nos patients ont un âge compris entre 46 jours et 2 ans et sont tous de sexe masculin. C’est une pathologie qu’on peut rencontrer à tous les âges mais la majorité des cas surviennent chez le nourrisson avec une prédominance masculine 5, 11. Les signes cliniques se résument à une tuméfaction inguino scrotale gauche rénitente non expansive et non répulsive aux poussées abdominales comme une hernie inguino scrotale gauche classique étranglée chez tous nos patients. Le diagnostic de la hernie d’Amyand à gauche a été fait en peropératoire chez tous nos patients. Ce même constat de diagnostic en peropératoire ressort dans la littérature9, 11. L’échographie et la TDM de la région inguino-scrotale permettent de trouver une structure tubulaire borne avec ou sans le caecum dans le sac herniaire 9,17, 19. Ils ne sont cependant pas des explorations paracliniques de routine en préopératoire dans notre contexte marqué par la pauvreté et un accès souvent difficile à ces explorations en urgence. Leur réalisation pourrait ainsi retarder la prise en charge 9. L’évolution de la hernie d’Amyand en cas de retard ou une absence de traitement peut être marquée par une inflammation du caecum ou de l’appendice realisant une appendicite dans le sac 5. Ce tableau clinique peut se compliquer en abcès appendiculaire ou en une perforation du caecum ou de l’appendice réalisant une péritonite aigue généralisée 5. Aucun de nos patients n’a présenté ces signes cliniques de stade évolué car ils ont été vus tôt avec un delai d’admission moyen de 24 heures.
La voie d’abord inguinal a été utilisée chez tous nos patients. L’ouverture du sac a permis de trouver l’appendice et le caecum qui étaient d’aspect normal chez tous nos patients. Les gestes chirurgicaux réalisés étaient l’appendicectomie, la réintégration des anses herniées et la fermeture du canal péritonéo-vaginal, chez tous les patients. L’appendicectomie par voie inguinale était dans notre contexte systématique car elle éviterait une errance diagnostique en cas d’appendicite ectopique 5, 7. En plus le risque de surinfection est moindre pour la fermeture du canal péritonéo-vaginal car il n’y pas recours à la prothèse de paroi chez les enfants 5. L’abord inguinal couplé à la laparotomie ont été réalisés par d’autres auteurs 5. La laparotomie permet de réaliser l’appendicectomie en dehors de l’abord inguinale car l’appendicectomie par voie inguinale comporte le risque de surinfection de la voie d’abord et ce risque est majoré en cas d’utilisation de prothèse qui n’est pas courante en chirurgie pédiatrique 16. Elle permet également d’explorer la cavité abdominale et de retrouver les anomalies pouvant expliquer la survenue de la hernie d’Amyand à gauche. Par contre d’autres auteurs préconisent un respect de l’appendice en place s’il est sain car il pourait être utilisé dans les dérivations externes des urines dans les vessie neurologique par une cystostomie continente trans appendiculaire ou l’opération de Mitrofanoff 16. L’appendicectomie est alors indiquée qu’en cas d’appendicite 11, 17.
Dans notre série l’anomalie exacte pouvant expliquer la souvenue de la hernie d’Amyand n’a être retrouvée avec précision. L’échographie abdominale réalisée chez tous nos patients en post opératoire n’a pas permis d’objectiver par une inversion des vaisseaux mésentérique supérieurs donc pas de situs invertus ni une malrotaion intestinale. Nous avons donc conclu que chez tous nos patients, la cause était un caecum très mobile vue qu’il s’y trouvait dans le sac herniaire. Cette cause est la plus souvent retrouvée dans la littérature 1, 18. L’évolution a été favorable chez tous nos patients sur un recul d’au moins 6 mois.

 

CONCLUSION
La hernie d’Amyand à gauche est un type rare de hernie d’Amyand. Le diagnostic est très souvent peropératoire. A la lumière des cas de notre série, la présentation clinique se résume très souvent à une grosse hernie inguino-scrotale gauche non réductible. Un traitement précoce et adéquat de la hernie d’Amyand à gauche permet d’assurer un bon pronostic. En l’absence de complication, l’abord inguinal permet la réalisation d’une appendicectomie et la fermeture du canal péritonéo-vaginal. La laparotomie pourrait être indiquée en cas de complication ou si l’appendicectomie est impossible par voie inguinale.

 

REFERENCES

1. Sharma H, Gupta A, Shekhawat NS, Memon B, Memon MA. Amyand’s hernia: A report of 18 consecutive patients over a 15-year period. Hernia. 2007;11:31–5

2. Amyand C. Of an inguinal rupture, with a pin in the appendix coeci incrusted with stone; and some observations on wounds in the guts. Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci. 1736;39:329

3. Orr KB. Perforated appendix in an inguinal hernial sac: Amyand’s hernia. Med J Aust. 1993;159:762–3

4. Gupta S, Sharma R, Kaushik R. Left sided Amyand’s hernia. Singapore Med J. 2005;46(8)

5. Kaushal-Deep SM, Ahmad R, Lodhi M. Pneumohernios due to perforated cecum in left Amyand’s hernia. J Postgrad Med. 2018 Jul-Sep; 64(3): 183–185

6. Al-Mayoof AF, Al-Ani BH. Left-sided amyand hernia: report of two cases with review of literature. European J Pediatr Surg Rep. 2014 Jun;2(1):63–6

7. Bakhshi GD, Bhandarwar AH, Govila AA. Acute appendicitis in left scrotum. Indian J Gastroenterol. 2004;23:195

8. Mewa Kinoo S, Aboobakar MR, Singh B. Amyand’s Hernia: A Serendipitous Diagnosis. Case Rep Surg. 2013;2013

9. Johari H G, Paydar S, Davani S Z N, Eskandari S, Johari M G. Left-sided Amyand hernia. letters To the Editor: Ann Saudi Med 29(4) 2009

10. Celik A, Ergun O, Ozbek SS, Dokumcu Z, Balik E. Sliding appendiceal inguinal hernia: Preoperative sonographic diagnosis. J Clin Ultrasound. 2003;31:156–8

11. Singh K, Singh R R, and Kaur S. Amyand’s hernia J Indian Assoc Pediatr Surg. 2011 Oct-Dec; 16(4): 171–172

12. Livaditi E, Mavridis G, Christopoulos-Geroulanos G. Amyand’s hernia in premature neonates: Report of two cases. Hernia. 2007;11:547–9

13. Luch JS, Halpern D, Katz DS. Amyand’s hernia: Prospective CT diagnosis. J Comput Assist Tomogr. 2000;24:884–6

14. Gupta R, Sharma SB. Left-sided Amyand hernia in an infant: Is non-fixation of cecum the etiological factor. CIBTech J Surg. 2013;2:55–7

15. Khan RA, Wahab S, Ghani I. Left-sided strangulated Amyand’s hernia presenting as testicular torsion in an infant. Hernia. 2011;15:83–4.

16. Yoneyama F, Tanaka H, Ono K, Sasaki T, Jimbo T, Gotoh C, et al. An incarcerated appendix and the ileocecum within a left inguinal hernia in an infant. Surg Case Rep. 2015;1:61

17. Franko J, Raftopoulos I, Sulkowski R. A rare variation of Amyand’s hernia. Am J Gastroenterol. 2002;97:2684–5

18. Wang KS, Papile LA, Baley JE, Benitz W, Cummings J, Carlo WA, et al. Assessment and management of inguinal hernia in infants. Pediatrics. 2012;130:768–73

 

   Envoyer l'article en PDF